Sombre Clair

Les organisateurs de festivals et leurs syndicats réclament depuis plusieurs semaines des dates et un cadre concret pour pouvoir se projeter sur l’été 2021. Alors que les événements ayant lieu courant mai-juin commencent déjà à annoncer leurs annulations, le gouvernement a donné rendez-vous aux différents acteurs le jeudi 18 février pour leur apporter des réponses.

Alors que le même scénario qu’en 2020 commence à se profiler à l’horizon, les organisateurs d’événements ne veulent pas se retrouver le bec dans l’eau cette année. Tous sont prêts à faire des concessions pour que leurs festivals aient lieu, que ce soit une réduction de la jauge, ou la mise en place de dispositifs spécifiques.

A quoi doit-on s’attendre pour les festivals en extérieur ?

La Ministre de la Culture Roselyne Bachelot a toujours insisté sur la différence de traitement qu’il y aurait entre les événements en fonction du lieu et du nombre de spectateurs. En effet, il y a quelques jours, elle affirmait “[qu’]il y a festival et festival”, sous-entendant que le traitement serait différent entre les petits concerts en salles et les grands festivals brassant des milliers de personnes.

En 2020, il a pu être observé que la saison estivale avait été plutôt un vecteur diminutif de la propagation du virus. On pourrait donc supposer qu’une nouvelle accalmie se produise cet été. L’effet conjugué de cette dernière et des premiers millions de français vaccinés pourrait pousser le gouvernement à autoriser les événements, sous certaines conditions, un peu comme c’est le cas aux Pays-Bas.

Parmi ces conditions, on pourrait donc retrouver une réduction drastique des jauges de festivaliers, le port systématique du masque, l’exigence d’un test négatif avant l’événement. Toutefois, certains organisateurs mettent en avant la quasi-impossibilité logistique à mettre en place ces mesures : Le port du masque serait difficile à faire porter en permanence aux festivaliers, la vague de tests à réaliser serait compliquée à gérer pour les laboratoires, et encore plus à contrôler à l’entrée de l’événement. Pour ce qui est de la jauge, le plus gros risque serait que l’organisation du festival en format réduit ne serait pas viable économiquement.

Pour résumer : On peut s’imaginer que le gouvernement autorise les festivals en extérieur de taille petite et moyenne, en mettant en place certaines mesures sanitaire. Pour les plus grands événements, l’incertitude est bien évidemment plus grande, et nous restons donc suspendus aux annonces du 18 février.

Et qu’en sera-il des concerts en intérieur ?

Il ne fait nul doute que les concerts en intérieur seront autorisés cet été, mais il faudra s’attendre à voir nos artistes préférés depuis les rangées de sièges mises en place dans les fosses. Dans cette logique, le masque devrait être également de mise, et l’ensemble des gestes barrières habituels. Au niveau logistique des salles, l’ouverture au maximum des aérations et éventuellement la règle de 1 siège sur 2 laissé vide.

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