Hier soir, Esprit Festivalier était présent à l’Adidas Arena pour le grand retour de MGK sur la scène française après plus de trois ans d’absence, dans le cadre de sa tournée Lost Americana. Le chanteur américain, d’abord connu sous le nom de de Machine Gun Kelly à ses débuts dans le rap, s’est progressivement imposé sous l’appellation MGK, reflet d’une évolution artistique qui l’a mené vers le rock et le pop-punk.
Le concert a ainsi traversé tous les genres musicaux de l’artiste, dans une mise en scène grandiose – on vous raconte.
Une entrée sur scène impressionnante
Dès le lever de rideau, la scène impressionne : une gigantesque Statue de la Liberté est allongée face au public et domine le décor. MGK apparaît alors par la bouche de la statue, tandis qu’une guitare électrique descend du plafond pour lancer le show avec Outlaw Overture, tiré de son dernier album Lost Americana et titre emblématique de la tournée. MGK exploite pleinement la scène tout au long du concert, avec des détails visuels marquants : la main de la statue tient une cigarette fumante dont la couleur change au fil du spectacle. L’artiste s’y perche lors de I Think I’m Okay, tandis que son porte-micro reprend lui aussi la forme d’une cigarette.
Un concert mêlant les genres
MGK enchaîne les styles avec aisance, ce qui donne au concert une vraie originalité: son passé rap avec El Diablo ou Wild Boy, mais aussi les titres marquants de son dernier album comme Sweet Coraline ou Cliché. Un passage acoustique plus doux est particulièrement apprécié : MGK rejoint une petite scène au cœur de la fosse et offre une belle reprise de Wonderwall. On retiendra aussi les nombreux solos impressionnants des guitaristes qui l’accompagnent sur scène.
Des intermèdes visuelles et connectées
Au milieu du show, l’intermède se transforme en un live streaming géant — un clin d’œil aux lives que l’artiste utilise pour présenter ses albums. Un streamer y évoque les différentes périodes musicales de MGK, notamment son ère emo/pop-punk avec l’album Tickets to My Downfall et son goût pour l’univers des vampires… une référence directe à Vampire Diaries, titre de son dernier album qui viendra d’ailleurs clôturer le concert.
Paris, city of love ?
Autre moment mémorable : sa performance de Bloody Valentine. MGK invite des fans sur scène pour danser avec lui. L’artiste se retrouve même coiffé d’un béret rouge — so French. Une très jeune fan est mise à l’honneur avec lui, sur le devant de la scène.
L’émotion est aussi au rendez-vous lors de son duo avec Julia Wolf (qui assurait la première partie) sur la reprise de Iris des Goo Goo Dolls. Les deux voix des artistes se mêlent naturellement, pour un moment particulièrement réussi.
MGK partage également des moments plus intimes, notamment à travers des vidéos de sa fille aujourd’hui âgée de 16 ans. Une vraie proximité se crée alors avec le public, renforçant la dimension humaine du concert.
Et que l’aventure continue
Vers la fin du concert, MGK interprète Lonely Road, chanson écrite avec Jelly Roll, qui évoque la solitude et les difficultés personnelles malgré le chemin parcouru.
Oui, la route peut être solitaire, dit la chanson — mais hier soir, elle était partagée avec toute une arène. À l’Adidas Arena, MGK n’a pas seulement donné un concert : il a offert une véritable performance mêlant les genres avec justesse, tout en maîtrisant la scène et partageant des moments d’intimité avec ses fans.
