Jeudi 27 mars, Julien Doré a ouvert en grande pompe sa série de trois concerts au Zénith de Lille. Dans un show à la scénographie époustouflante et à l’univers bien à lui, l’artiste a enchaîné les surprises, les clins d’œil et les moments d’émotion. Retour sur une soirée haute en couleurs dans la capitale des Flandres.
Dès l’ouverture sur « Le Lac », la salle est immergée dans l’univers poétique et décalé de Julien Doré. Mais c’est avec « Kiss Me Forever » que l’ambiance décolle vraiment : en plein morceau, l’artiste, que l’on retrouvera par ailleurs à Musilac ou au Main Square cet été, prend le temps de présenter l’ensemble de son équipe technique, un joli clin d’œil pour toutes celles et ceux qui travaillent dans l’ombre pour la réussite du show.

Le concert est un véritable voyage visuel. Pour « Coco Câline », l’artiste ose le costume de panda, qu’il arbore sur scène pour une apparition éclair de 20 secondes. Si surprenant que ça ? Sur « Chou Wasabi », les musiciens apparaissent soudainement vêtus de paille de la tête aux pieds, ajoutant une touche d’absurde à la mise en scène. Certains spectateurs dans la fosse se demanderont, à juste titre, comment peuvent-ils s’adonner à une telle performance ! Quant à « Les Bords de Mer », la scénographie vire au bleu intégral, avec un Julien Doré adossé à un tabouret, donnant l’impression d’une ballade en bord de plage.
L’émotion atteint son paroxysme sur « Mourir sur scène », où l’artiste apparaît en costume blanc au milieu d’un décor végétal surgissant de nulle part après la tempête apocalyptique qui accompagne la fin des Bords de Mer. « Les Yeux de la Mama » réserve un moment particulièrement touchant : interprétée au piano, la chanson est suivie d’un message de sa grand-mère Aimée, qui a donné son nom au cinquième album de l’artiste, apportant une note de douceur et d’intimité au concert.
Julien Doré ne manque pas d’humour et enchaîne les tacles bon enfant au public, déclenchant des éclats de rire dans la salle. Et d’inviter sur scène une jeune artiste bien connue dans la région : Marine, gagnante de la Star Academy, rejoint Julien Doré sur scène pour partager « Sublime et Silence », qu’elle avait chanté au château. L’un des moments forts du show reste l’enchaînement au piano de « Les Sunlights des Tropiques » et « Les Démons de Minuit », transformant le Zénith en une grande fête.

Le rappel est tout aussi spectaculaire : après « Pourvu qu’elles soient douces », dans une ambiance rouge et enflammée, Julien Doré revient en moto, puis sera accompagné d’une baleine volante qui traverse la salle du Zénith de Lille, dans un tableau aussi poétique qu’insolite. Lors de la reprise des Crocodiles, des chenilles humaines se forment spontanément dans le public, ajoutant une touche festive et presque imprévue (sauf pour les fans inconditionnels, évidemment) à ce final déjà mémorable. La soirée s’achève sur une version revisitée de « Femme Like U » avant un dernier salut au public accompagné à l’écran par son fils, en costume de crocodile, qui reproduit les faits et gestes de son père sur la scène.
Entre moments de poésie, humour et performances visuelles marquantes, Julien Doré prouve une fois encore qu’il est bien plus qu’un simple chanteur : un véritable créateur d’univers, capable d’embarquer son public dans une aventure unique à chaque concert.