Entre ombre et lumière, Warhaus envoûte Paris

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Ce mercredi 19 mars, l’Olympia de Paris a accueilli Warhaus, le projet solo de Maarten Devoldere (Balthazar), pour un concert qui confirme le charisme et la singularité de l’artiste, crooner du soir. Une ambiance feutrée, une voix grave et magnétique, une élégance teintée de mélancolie : la formule Warhaus fait mouche auprès d’un public conquis.

Warhaux @ Olympia – ©️ Marina Viguier

C’est une scénographie simple mais efficace qui enveloppe les musiciens accompagnant l’artiste : une toile ronde au sommet de la scène, plus haut, cachée dans les tréfonds de l’Olympia, une lumière, créant des jeux sur cette même toile. L’ambiance est posé; le ton est donné dès les premières notes de I’m Not Him : un mélange de sensualité brute et de désinvolture, porté par une instrumentation soignée. I Want More enchaîne dans la même veine, avec ses sonorités jazzy et cette nonchalance qui caractérise si bien Devoldere. Puis vient Popcorn, titre en duo avec Sylvie Kreusch, apportant une touche plus intimiste au set.

Warhaux @ Olympia – ©️ Marina Viguier

La suite du concert alterne entre ballades lancinantes et morceaux plus rythmés, allant jusqu’à un fort final, nous y reviendrons. Shadow Play, Jim Morrison et No Surprise plongent la salle dans une atmosphère hypnotique, où chaque silence pèse autant que chaque note. Le public s’oublie. Il s’oublie, à tel point que lorsque Marteen invite les balcons à se lever, rien n’y fait. Faute de compréhension ou hypnose, on ne sait. Pourtant, le français du néerlandais est impeccable. Sur Hands Of A Clock, Warhaus joue avec la tension musicale, suspendant le temps avant de repartir de plus belle avec Best I Ever Had et Time Bomb.

Warhaux @ Olympia – ©️ Marina Viguier

Le set atteint son climax sur Love’s a Stranger, où la voix de Maarten Devoldere se fait plus vulnérable, avant de repartir sur des sonorités plus éthérées avec Zero One Code, Beaches et ses cuivres percutants et Where The Names Are Real.

L’Olympia, plongé dans une lumière tamisée, en redemande. Le rappel s’ouvre sur une reprise inattendue : en plein milieu du public, l’artiste s’invite, lumière à la main, pour chanter un karaoké bien connu chez nous : Aline, du regretté Christophe. Moment suspendu, l’émotion est palpable. Enfin, Open Window clôture le concert en beauté, laissant le public sous le charme d’un artiste qui sait, comme peu d’autres, distiller le mystère et l’intensité. 

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