Elle faisait une halte ce jeudi 6 mars dans les contrées Bretonnes, à Brest, quelques jours après le début de sa tournée à Caen. Une chose est sûre, la révélation féminine de l’année aux Victoires de la Musique a su transporter son public, venu en nombre à La Carène.
Quelques minutes avant l’entrée en scène de Solann, Jane et les Autres nous a fait découvrir son univers à mi-chemin entre la pop et trap. La chanteuse originaire de Tours est accompagnée de deux acolytes, un groupe aux aspirations urbaines et quelque peu électroniques. D’où le nom de leur premier EP « City Life », sorti début 2024.
Un peu avant 21h30, la salle a commencé à s’assombrir et les flashs lumineux mais tamisés dévoilèrent les premières notes de Mayrig, chanson hommage à ses racines et à son héritage maternel, dont le titre signifie « maman » en arménien. La voix puissance mais juste de Solann se mêle aux percussions et la salle est tout de suite portée par le chant captivant de la chanteuse.

Nichée sur son piédestal, dans une ambiance presque intimiste, Solann transforme, au fil des titres, l’atmosphère en une ambiance chaleureuse et énergique. Armée de son fidèle ukulélé, certains titres nous rappelleraient presque par instant la poésie vocale de Pomme, mêlée à la dimension éthérée d’Aurora.
Nous retiendrons l’attention toute particulière portée à son public, s’assurant régulièrement que chaque personne se sente bien. Une sorte de safe place emplie de bienveillance. « Je l’aime trop, elle est adorable » peut-on entendre se murmurer dans l’assistance. L’éclairage tamisé et la scénographie minimaliste ont parfaitement accompagné cet instant suspendu. Pas besoin d’artifices pour Solann : elle sait manier l’art de la simplicité pour mieux révéler sa puissance émotionnelle, tintée d’une grande vulnérabilité.
Les dates de la tournée
Pour ceux qui n’étaient pas présents, vous ne serez pas en reste, avec les très nombreuses dates -en concert ou en festival- à venir en 2025 ou même en 2026.
