Le rendez-vous était coché depuis des mois. Le vendredi 13 février 2026, le Transbordeur affichait complet pour accueillir l’OVNI de la scène hard techno actuelle : Perceval. Entre mélodies médiévales, références à l’internet des années 2010 et kicks dévastateurs, retour sur cette folle messe lyonnaise aux allures de carnaval sous potion magique.

Article écrit par Antoine Defontaine

Le cabinet de curiosités de Ouai Stéphane

Pour chauffer la salle, qui de mieux que Ouai Stéphane ? Véritable Géo Trouvetou de l’électro, l’artiste a déballé son cabinet de curiosités sonores devant un public lyonnais immédiatement conquis. Stéphane manipule des objets du quotidien détournés de leur usage : une horloge, un boîtier électrique et même une structure s’apparentant à un gigantesque étendoir.

Avec lui, n’importe quel objet devient synonyme de fête. L’énergie est communicatrice, presque absurde, et pose les bases d’une soirée où le politiquement correct restera au vestiaire. De « Ça va ? » à « Fair enough », tout l’album y passe. OÀ la rédaction, on a eu un vrai coup de cœur pour le titre « Ouai, ouais, ouais ». Stéphane nous rappelle que ce soir, plus que jamais, on retourne aux sources brutes de la création musicale.

La potion magique du druide Perceval

Dans la fosse, c’est l’effervescence : casques médiévaux, costumes de Télétubbies et clappings improvisés. Le public est bouillant et n’attend qu’une seule chose : le roi Perceval ! Les lumières s’éteignent, la foule hurle, l’écran géant s’allume et le nom du chevalier s’inscrit au rythme des cornemuses.

Pour les non-initiés, Perceval, c’est un cocktail improbable : prenez la tension de Game of Thrones, les mélodies du barde de The Witcher ou la gigue irlandaise de Titanic, ajoutez-y des kicks rapides et des basses surpuissantes, et vous obtiendrez cette potion magique hard techno unique en son genre.

Fidèle à sa réputation, l’artiste débarque avec un look absolument improbable : maillot de foot, heaume vissé sur la tête et kilt écossais. Perceval est là, barde des temps modernes, Gaulois 2.0. Il lui suffit de quelques minutes pour que ses basses, « aussi lourdes qu’une cotte de mailles », lancent un pogo géant. Le ton est donné : ce soir, c’est la bagarre, mais en toute amitié.

Ouai Stéphane jouera le 19 mars à la Gaîté Lyrique.  

Perceval est actuellement en tournée dans toute la France et jouera à l’Olympia le 4 avril.