Retrouvailles parisiennes
Il y a des rendez-vous qu'on aime suivre d’une année sur l’autre chez Esprit Festivalier. Après l’Élysée Montmartre en mars 2025 (récit à retrouver dans notre live report de l’époque), Jens Moelle et Ismail Tüfekçi reviennent à Paris, cette fois-ci au Bataclan. Une formule magique qui tient depuis plus de vingt ans de carrière avec un mélange de basses lourdes, de synthés et d’une touche rock devenue incontournable.
Un set sans respiration
Dès l’entrée en scène, le ton est donné : le set s’écrit comme un seul bloc, où les morceaux s’enchaînent sans laisser le public souffler. Achtung! Optimism ouvre les hostilités, puis Zdarlight fait basculer la salle dans une grande fête : les bras se lèvent, la fosse ondule, et le Bataclan ressemble, comme souvent, à un club.
Le reste de la soirée suit cette logique d’ascension. Idealistic, I Want I Want et Circles rappellent pourquoi ces titres restent des valeurs sûres : chacun déclenche la même réaction immédiate dans la salle. Plus tard, Sirens passe, et le mash-up Blitz / 2 Hearts vient prouver que le duo sait aussi renouveler ses classiques plutôt que les réciter.
Une fin en pogo
Côté finale, la soirée fait monter la pression jusqu’au bout. Voll Beat, déjà en clôture de l’Élysée Montmartre en 2025, passe cette fois en cours de route, avant les derniers morceaux. AOA (The Age Of Anyone) et Pogo referment le concert, un dernier titre qui porte bien son nom.
La constance du duo est l'élément marquant de la soirée : Digitalism ne cherche pas à se réinventer sur scène, mais à pousser sa formule à son niveau d’intensité maximal. La mise en place est rodée et la progression bien construite, le public suit sans jamais décrocher.

Pour les spectateurs venus en nombre au Bataclan, c’est en tout cas un sans-faute.
Le duo termine sa tournée Optimism Tour en Allemagne, avec deux dernières dates à Hambourg (sold-out) et Berlin les 14 et 15 novembre prochains.






