Nunah, une ouverture tout en douceur
C’est Nunah qui ouvre la soirée. Son passage, court et attachant, laisse quelques morceaux qui accrochent l’oreille. Elle en profite pour annoncer qu’elle jouera bientôt à la Boule Noire (Paris). Une mise en bouche sympathique avant l’arrivée de la tête d’affiche.
Une entrée en scène sous le signe de l’émotion
Quand Mentissa arrive sur scène, l’émotion est déjà bien présente : l’artiste confie avoir pleuré en commençant. Le concert s’ouvre sur Qu’attendez-vous de moi ?, suivi d’Aimer quand même, de Facile à dire et de Faut que je vive encore. La salle, installée en configuration assise, accompagne ce début de set tout en retenue.
Sur Balance, le premier couplet est chanté face à un miroir, un geste de mise en scène simple qui renforce le côté confessionnel du moment. Les enfants difficiles, Les problèmes de famille, Comme un loup et Close to you prolongent cette veine, avant Chanson d’amour.
Un piano, un sourire
Après Chanson d’amour, un piano est amené sur scène, et le public rit avec l’artiste, qui admet elle-même ne pas vraiment savoir en jouer. Elle s’y installe pourtant pour La fille de ma mère. Entre la gravité des textes et cette autodérision, le concert gagne encore une vraie chaleur.

Maïa Collette, le violoncelle des débuts
Autre temps fort : l’arrivée de la violoncelliste Maïa Collette, qui a accompagné Mentissa pendant toute sa première tournée. Elle joue avec elle sur Paris-Bruxelles, puis sur Le bruit du silence. Mentissa, submergée par l’émotion, interrompt la chanson. Un moment suspendu, qui résume bien cette première partie de soirée.
Grand Corps Malade, puis la bascule
Et bam précède l’arrivée de Grand Corps Malade, venu interpréter avec elle leur duo Ça ira. À l’issue de ce passage, Mentissa annonce une seconde partie plus pop et plus dansante.
Lâcher prise, la deuxième moitié
La promesse est tenue dès Lâcher prise. Le titre fait office de pivot : le tempo monte, l’artiste se libère, la salle suit. Encore, Fais gaffe à toi et Désolée prolongent cette énergie, avant un départ de scène.
Au retour, Mentissa propose une reprise de Creep avec Ebony et Sarah, anciennes candidates de la Star Academy et invitées pour l’occasion. Ebony avait elle-même joué à l’Olympia quelques jours plus tôt, le 1er novembre. Vient ensuite Mamma mia, comme une clôture à cette partie beaucoup plus pop du show.
Vianney, hommage à un ancien coach
Le concert se termine par un duo avec Vianney, son ancien coach à The Voice. Mentissa lui rend hommage avant d’interpréter Tu me guéris, un duo qu’ils n’avaient encore jamais joué ensemble en live. Une belle façon de clore une soirée où la reconnaissance envers celles et ceux qui ont accompagné son parcours revient sans cesse.
Mentissa, une artiste complète
Alors que la première moitié installe une proximité rare à l’Olympia, avec le miroir, le piano maladroit, le violoncelle et les larmes, la seconde prend le contrepied par une énergie plus festive, sans jamais trahir ce qui précède : le lâcher-prise du titre devient celui de toute la salle.
Verdict : une soirée sincère, avec un vrai fil narratif et des invités bien dosés.
La tournée de Les enfants difficiles se poursuit jusqu’en mars 2027, avec notamment une date à Aix-en-Provence le jeudi 12 novembre 2026 et une autre à Nantes le mercredi 25 novembre 2026.






