Il nous a bouleversé en plein coeur du Village du Monde de Paléo il y a quelques semaines. Ásgeir a remis le couvert avec une date magique à la Maroquinerie de Paris, petite salle intimiste propice aux émotions les plus fortes.
Artiste islandais parmi les plus reconnus à l’international, Ásgeir s’est imposé avec une folk-pop sensible et élégante. Son premier album Dýrð í dauðaþögn est devenu le meilleur démarrage de l’histoire en Islande, suivi de sa version anglaise In The Silence (2014). Il a ensuite confirmé son succès avec Afterglow (2017), Bury The Moon (2020) et Time On My Hands (2022), salués par de nombreux médias et radios internationaux.
Un show doux et captivant
Ce qui impressionne avec le spectacle d'Ásgeir, c'est la douceur qui se ressent dans la salle, l'écoute attentive et émue d'un public venu spécialement pour lui, averti de ce qu'il allait vivre. C'est que nous ressentons, dès Dreaming, le premier titre qui ouvre le show. Accompagné comme à l'habitude de ses deux musiciens, l'islandais n'a besoin que de quelques secondes pour que la salle ouvre son coeur et s'imprègne de ses mélodies qui résonnent bien après le show.
Oscillant sans difficulté entre l'islandais, sa langue native, et l'anglais, le chanteur et musicien prend le temps de discuter avec le public, de sourire habilement, avant de reprendre certains de ses grands classiques, comme Þennan Dag (ne nous demandez pas de le prononcer à sa place).
Sa voix montant dans les aigus sans difficulté transporte l'entièreté de la salle, connue pour recevoir des artistes qui, peu après, termineront sur les planches des plus grandes salles. Ce soir, comme à l'habitude dans cette salle, le public est clairement averti et sait la claque qu'il est venu prendre. Quinze titres, un rappel nourri d'applaudissements sincères, Against the Current qui clôture un moment hors du temps.

La Maroquinerie et Ásgeir, en toute logique
Ce show devait avoir lieu. Et nous nous devions d'y être. La Maroquinerie, tout comme le Trabendo non loin de là, arrive à faire ce que peu de salles savent faire : réunir un public qui, vraiment, sait le moment qu'il va vivre. Le public savait qu'il allait être emporté, nous savions que nous allions voyager. Et pourtant, tout du long, nous sommes surpris par la beauté du moment qui invite à fermer les yeux et à voyager, sans quitter les lieux.
Ásgeir n'a pas fini d'émouvoir la France. Le lendemain de cette date, l'islandais rejoignait la salle du Transbordeur, avant de traverser le pays et d'émouvoir le Big Band Café de Caen. De notre côté, on attend déjà avec impatience le retour de l'artiste qui, avec ses albums et ses musiques comme peu savent en faire, sait comment arrêter le temps.






