The Molotovs, le retour à Paris
The Molotovs ouvrent la soirée, quelques semaines après avoir dû écourter leur concert à La Machine du Moulin Rouge pour cause de maladie. Notre équipe, présente ce soir-là, avait pu apprécier les premiers titres de ce groupe anglais qui ne finit de nous impressionner par son énergie. À l'Accor Arena, devant une salle que l’on aurait aimé plus remplie pour profiter de ce moment, le trio joue notamment une reprise de David Bowie, Suffragette City, qui donne le ton d'un set tourné vers le rock.
Rendez-vous est déjà pris pour la suite : The Molotovs reviennent à Paris le 14 février 2027 à La Cigale.
Un démarrage plus rock que prévu
Quand Duran Duran arrive, le public est assis, et la scénographie pose une identité immédiate : un univers pop art, avec des visages de bande dessinée sur l'écran géant. Côté son, la surprise est ailleurs. La réputation du groupe tient à la new wave et aux Nouveaux Romantiques, mais en live, le début de concert est nettement plus rock que ce que les albums laissaient imaginer.
Au troisième titre, le groupe se tourne vers le cinéma : le thème de James Bond précède A View to a Kill, et le célèbre rond de James Bond reste affiché à l'écran. Autre clin d’oeil à cette date : le clip de ce morceau est en partie tourné à Paris. On se remémore.
Le chanteur, dans une veste jaune fluo impossible à manquer depuis les gradins, fait aussi participer la salle avant Hungry Like the Wolf : tout le monde est invité à imiter le cri du loup. Le titre démarre, c’est l’effervescence, les plus timides de l’audience se lèvent et reprennent le titre a pleins poumons.
Un petit pois de français et un message d'amour
Entre deux morceaux, le chanteur lance en français qu'il « parle un petit pois », avant de rendre hommage à celles et ceux qui souffrent des conditions de vie dans leur pays. Difficile de ne pas penser au contexte actuel, et plus indirectement aux valeurs transmises par ce groupe depuis des années. Ce moment précède Ordinary World, qui prend du coup une résonance particulière.
Autre temps fort : Free to Love, ode à l'amour, titre plutôt avant-gardiste pour son époque, que l'écran géant accompagne d'images de personnes queers dansant librement et de licornes volantes, sur fond d’arcs en ciel. Encore une référence au clip du morceau, fruit d’une collaboration avec l’inénarrable Nile Rodgers. Rien que ça, et ça fait du bien.
Rio en point d'orgue, avec Nick Valensi
La fin de soirée de près d’une vingtaine de titres est la plus marquante. Après un concert qui n'a cessé de monter en puissance, terminant avec les morceaux les plus dansants du groupe anglais, Rio referme le set avec Nick Valensi, guitariste des Strokes, présent sur scène. Le groupe de Casablancas était justement à Paris, quelques jours plus tôt. Pour le coup, on ne s’y attendait pas.
Les plus coriaces du public auront même pris le temps d’immortaliser le moment.
Un concert qui traverse les âges
Si le public est assez peu éclectique, le concert, lui, l’était clairement. Ce soir, Duran Duran refuse le best of nostalgique. Formé à Birmingham en 1978, déjà passé par Coachella en 2011 et le Lollapalooza Argentina en 2017 pour ne citer qu’eux, le groupe construit ses concerts comme une progression : un début plus rock qu'attendu, un cœur plus apaisé, une fin qui déborde d'énergie. Le public, assis même dans la fosse, se laisse prendre à la danse jusqu’à rejoindre les barrières au premier rang, au plus près de ce groupe qui a suivi les décennies.
La tournée se poursuit à Londres, à The O2 Arena, samedi 31 octobre 2026.






