Photo de couverture : We Love Green 2025 – @sebastiennaggy
We Love Green est l’un des plus gros festivals de la région parisienne. Ils ont eu Charli XCX en exclu, Theodora avant tout le monde, ils sont souvent victimes d’une météo vreumant… Bref, ça c’est pas des scoops. On a été fouiller, et on a trouvé les petites infos qui font briller en société.

1. We Love Art… Avant We Love Green
We Love Green vient d’une structure baptisée We Love Art, fondée au milieu des années 2000 par Marie Sabot, actuelle directrice du festival, et Alexandre Jaillon, fondateur du magazine Trax. Avant de se lancer dans We Love Green, l’équipe organisait des événements de musique électronique dans des lieux atypiques comme le Grand Palais, sous l’Arche de la Défense, au Carrousel du Louvre, dans d’anciennes usines ou des parcs aquatiques.
2. Les deux adresses de We Love Green
Si aujourd’hui We Love Green réunit des dizaines de milliers de festivalier·es au Bois de Vincennes, la première adresse était à l’opposé même du site actuel, au parc de Bagatelle, non loin de Solidays. Le lieu, niché en plein coeur des bois, était certes idyllique, mais a rapidement été victime de son succès, avec près de 50 % de fréquentation en 2015 par rapport à l’édition précédente. En 2016, pour la cinquième édition, le festival déménage dans les lieux que nous connaissons aujourd’hui.
On vous met l’arftermovie de 2011, pour constater à quel point c’était vraiment pas la même.
3. Son tout premier concert était à We Love Green
Alors certes, on l’avait déjà au Grand Journal et dans C à vous en 2013. Mais, pour présenter Royals, un immense chandelier en décor de scène, le rendez-vous était à We Love Green. Quelques heures avant le concert de Foals, Lorde donnait son tout premier concert en France au Parc de Bagatelle, le 1er juin 2014, pour la troisième édition du festival.
En 2025, Lorde donne plusieurs rendez-vous en France, notamment à Rock en Seine, aux Nuits de Fourvière ou encore à Paléo. Sa réputation la précède, et les fans du début se souviennent de ce moment hors du temps, il y a près de quinze ans.
Cette fois on revient en 2014, mais ces images, elles font du bien. Et la légende raconte que l’un de vos rédacteurs d’Esprit Festivalier y était et se souvient des pas de danse ensorcelés de Lorde.
4. Une programmation en lien avec le Primavera Sound
Un festival qui se veut le plus green possible tout en ayant une programmation musicale internationale doit faire des choix stratégiques, s’il veut respecter ses engagements et limiter son empreinte carbone / kérosène. La solution est, implicitement, chez nous voisins espagnols. Le Primavera Sound se tient presque tous les ans en même temps que We Love Green. De facto, les deux festivals partagent une partie de leur programmation (ce qui est pratique si l’on veut “supposer” qui viendra à We Love Green, vu que le Primavera annonce souvent ses artistes en premier). En 2026, The XX, Gorillaz, Addison Rae, Role Model, Oklou, étaient sur les deux affiches. Et pour 2025, nous partagions également LCD Soundsystem ou encore Charli XCX. Comme quoi, limiter l’empreinte, c’est aussi limiter relativement les trajets. Relativement… À deux doigts de demander à tout le monde de monter dans le même avion.

5. Le Think Tank, trop oublié de la programmation
Solidays a son Social Club. La Fête de l’Humanité a ses milliers d’espaces de débats et de conférences. Même Rock en Seine a son “Espace ACT”. Et We Love Green a son Think Tank.
Ces espaces bien présents dans les festivals parisiens, mais aussi dans de nombreux rendez-vous dans tous le pays, sont essentiels pour parler et défendre les engagements pris par les structures. Si We Love Green est souvent associé à une culture du green-washing, des engagements sont pourtant réellement pris, autant dans les actes que dans les paroles. En 2026, comme rappelé sur le site de We Love Green, “le retour du ring des “Duels de tchatche”, des podcasts live, du stand-up, des témoignages, des conférences, mais aussi un nouveau format d’histoires dessinées” avec Blanche Sabbah et Émilie Tronche pour explorer le pouvoir des images et des récits. Avec Amnesty International et Konbini prépareront une “Dinguerie” en live avec Mélissa Amnéris, tandis que Féris Barkat viendra avec toute une équipe pour interroger ce que signifie “faire communauté” aujourd’hui.”

Les engagements en matière d’écologie sont difficiles à défendre, ou du moins à montrer dans le cadre d’un événement aussi gros – Fakear, dans le cadre d’une interview, nous en parlait. Mais les actions, comme la vaisselle réutilisable, les groupes électrogènes, la mise en place de solutions de mobilités douces, sont des premières actions concrètes. Et en parler, c’est aussi sensibiliser, et donc laisser potentiellement une trace durable après l’événement.
