Moment de poésie au Trianon avec Colours in the Street

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Avec Insomnie, leur prochain album, dans les cartons, Colours In the Street a offert au Trianon une soirée de près de deux heures qui restera dans les mémoires de tous les fans, qu’ils soient de la première heure ou récemment arrivés.

Un Trianon conquis d’entrée

Il y a quelque chose de particulier avec Colours in the Street et Paris. Il y a un an à peine, le groupe jouait juste à côté, à la Cigale. Ce vendredi 14 mars 2026, c’est le Trianon, une nouvelle étape dans cette ascension tranquille mais implacable d’un groupe qui n’a cessé de gagner du terrain depuis maintenant plus de dix ans. La salle est en effervescence, le public chauffé à bloc bien avant que les lumières ne s’éteignent. Ce soir, le groupe sera exceptionnellement accompagnée d’une violoncelliste et d’une violoniste, la magie est décuplée. Ces sonorités dans les cordes se retrouveront d’ailleurs dans l’album Insomnies, exclusivement en français, qui sortira dans quelques semaines.

Et quand ces lumières s’éteignent enfin, leur logo apparaît en fond de scène, un cœur représentant le mot « Colours ». Le ton est donné, cette soirée oscillera entre émotion et puissance.

Colours in the Street ©️ NOJI

La pop rock qui fait mouche

Le set démarre dans une atmosphère intime : le chanteur est seul au piano et, après le premier titre, criera rapidement « BONSOIR PARIS ! » sous les applaudissements d’une salle déjà conquise. Si ce soir la date n’est pas complète, l’ambiance est là, dans la fosse et dans les gradins, à chaque centimètre carré de ce Trianon touché en plein cœur.

Sans plus faire attendre le public, Alex, le chanteur du groupe, lance Paralysed, tube aux accents rock radiophoniques assumés, un duo avec le groupe australien The Faim. Car si Colours in the Street est un groupe bien de chez nous, qui a déjà joué sur de belles dates notamment La Nuit de l’Erdre, leur réputation est internationale avec une tournée qui est déjà passée par l’Australie, rien que ça. Ce soir, le public, qui visiblement connaît chaque note, reprend le morceau en chœur.

La set-list traverse les différentes périodes du groupe avec une cohérence remarquable, alternant titres plus intimes et morceaux nettement plus dansants à mesure que la soirée avance. Une montée en puissance maîtrisée qui tient le public en haleine jusqu’au bout des deux heures de ce partage musical. On notera aussi un titre particulièrement émouvant, Padoue, interprété en français (comme tout l’album à venir le 17 avril, nous y reviendrons) hommage aux grands-parents du groupe. Le chanteur rappelle qu’à l’approche de la trentaine, si nos grands parents disparaissent, ils continuent à vivre au fond de nous, leur amour en héritage. Comme diraient les paroles de ce morceau particulièrement marquant : « il y a un peu de toi dans le son de ma voix ».Ce titre commence tout en poésie au piano, lumière focalisée sur Alex. Le public se tait et découvre en avant-première ce titre, joué pour l’instant une unique fois la veille à Poitiers. Le titre Le Rêve présent également sur cet album et déjà sorti sur les plateformes, donne le ton de l’émotion de la soirée. 

Sur La Vie est une Fête, morceau toujours aussi pop touchante avec une pointe de rock marquée par une batterie presque omniprésente, Alex parle de ses problèmes de timidité, de ces complexes que l’on se trouve tous, de l’endroit « safe » où l’on se trouve ce soir, de l’amour que nous devons nous donner à nous-mêmes. 

Si le titre Paper Child ne sera pas joué ce soir, Triangles, issu du même EP, offre en compensation l’un des moments les plus marquants de la soirée. Micro filaire à la main, le chanteur descend dans le public et interprète le titre au milieu des spectateurs. Entre deux morceaux, le groupe prend également le temps de saluer le papa du chanteur, présent ce soir pour fêter son anniversaire. Tout le Trianon l’applaudit. On sourit. On est bien.

Un rappel et une surprise grandiose

Avant le rappel, la soirée bascule dans quelque chose de plus festif, de plus physique — les morceaux s’enchaînent et les corps bougent. Puis vient la pause, le noir, l’attente.

Et c’est Aux Étoiles qui vient conclure la soirée. Ce titre en français, sorti en 2019, qui avait marqué un vrai tournant dans la carrière du groupe, et qui, ce soir, prend un relief tout particulier. Sans concertation apparente, le public sort ses flashs, des étoiles illuminent réellement le Trianon. Des ballons blancs éclairés de l’intérieur commencent à flotter au-dessus de la fosse.

Avec cette setlist à mi-chemin entre le français et l’anglais, à mi-chemin entre la pop d’un Léman qui cartonne partout autour de lui, et de groupes pop internationaux à la Imagine Dragons ou OneRepublic (que nous avions couverts en 2025), Colours in the Street rappelle la palette éclectique de sa musique accessible et touchante. Pour les personnes qui ne connaissent pas ce groupe, il est plus que temps de se préparer à découvrir cet album.

Insomnie et l’Élysée Montmartre en ligne de mire

La soirée réserve encore son lot de surprises. Entre deux morceaux, le groupe annonce que dans un an, il jouera dans la salle jumelle du Trianon : l’Élysée Montmartre. La billetterie ouvrira prochainement, avec une prévente exclusive pour les fans les plus fidèles, présents lors de la soirée. Pour tous les autres, préparons-nous à cette ouverture imminente.

Au merchandising, on pouvait d’ores et déjà se procurer Insomnie, le prochain album du groupe — une première entièrement en français pour les Colours, attendu le 17 avril prochain. Preuve, une fois de plus, de l’émotion et de l’amour partagés ce soir entre ce groupe extrêmement généreux et fiers d’être là, d’avoir eu la chance d’avoir des parents leur faisant confiance dans ce monde musical, et un public fidèle et ému.

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