Cardio à l’Accor Hotels avec Rilès

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Pour clôturer sa tournée des arenas, Rilès s’offre l’une des salles les plus prestigieuses de France : le 12 février 2026 l’Accor Hotels Arena vibre, transpire, danse, et vit une expérience des plus uniques. Retour sur une date marquante et semblable à aucune autre. 

Photo de couverture : ©️ lou_bet

L’artiste aux deux performances uniques

Rilès est un artiste qui, en plus de proposer une musique inclassable, presque intégralement en anglais, invite les publics à découvrir ses performances des plus intenses et des plus captivantes. Pour célébrer son album Survival Mode, sorti en janvier 2025, Rilès nous invite à le suivre, virtuellement ou sur place, courir pendant 24 heures devant une scie en perpétuel mouvement. Ensuite, pour présenter l’extension de cet album, appelée The 25th Mode, il marquera de sa main 20 000 vinyles, une nouvelle fois pendant 24 heures. Des formats physiques uniques donc, pour un artiste lui aussi unique, prêt à relever tous les défis. 

Un concert plus cardio que jamais

L’AccorHotels Arena du 12 janvier fut, lui aussi, une expérience de maîtrise, de force et de combattivité auquel les spectatrices et spectateurs ont pu pleinement prendre part. L’arrivée sur PRESSURE, premier titre de son album, donne le ton : s’élevant dans les airs, puis lancé au sol d’un coup d’un seul, il se positionne sur une montagne composant le décor d’arrière scène pour interpréter ce titre, sous les applaudissements nourris d’un public prêt à suer avec le chanteur, injustement présenté uniquement en tant que rappeur, mais qui offre musicalement bien plus que ça. 

Sur la scène, une poignée de danseuses et danseurs accompagnent Rilès pour des chorégraphies à couper le souffle, très « cardio » comme le répète souvent le chanteur rouennais. Le caméraman, lui aussi, est mis à l’épreuve : sur l’écran géant, les personnes sur scène sont filmées presque en permanence, donnant une sensation de proximité et permettant à chacune et chacun d’entrer dans l’expérience. Impressionnant coup de maître donc pour la maîtrise parfaite de l’image, intégrée à chaque instant au décor, comme c’est le cas dans de grands événements comme le Superbowl. 

Les titres des albums précédents de Rilès ne sont pas oubliés : IN THE JUNGLE ayant contribué au succès des premières heures est rapidement interprété, rappelant les premières tournées de l’artiste et ses défis de l’époque (comme, à titre d’exemple, sortir un titre par semaine pendant un an, rien que ça). La scie ayant fait le succès de sa course de 24 heures est également présente, pendant que l’artiste interprète son titre sur un tapis roulant à 14km/h. Plus tard, les danseuses et danseurs reviendront pour faire une série de pompes et de tractions sur une scène spécialement créée pour l’occasion. En fait, tout dans ce show est une épreuve, pendant près de deux heures de show musical. 

@brutofficiel

Rilès reproduit sa course de 24 heures sur la scène de l’Accor Arena. #riles

♬ son original – Brut.

Démons et addictions

Entre-temps, Rilès n’oublie pas de raconter ce qui l’a amené à faire autant de cardio et de se retrancher dans le sport à ce point : ancien consommateur de marijuana, le sport lui a permis de s’en sortir. Une belle occasion pour lui de rappeler au public qu’il est possible de sortir de toute addiction si on y croit vraiment, quelle que soit sa nature. Ainsi, il citera évidemment les différentes substances dont l’alcool, la cigarette et autres stupéfiants, mais aussi les réseaux sociaux, dont Twitter et ChatGPT. IA pourtant utilisée sur le titre JUSTICE AND PEACE, critique à peine voilée aux dirigeants de ce monde, lesquels crient ces deux mots mais qui sont en grande partie responsables des maux de nos sociétés. 

Les mauvaises consommations, reliées aux problèmes intérieurs et extérieurs de chacune et chacun d’entre nous, sont l’une des thématiques mises en avant pendant ce show. Combattant des démons sur scène, toujours avec un jeu de caméras et de danses impressionnantes, Rilès explique l’importance de parler, de lutter, mais aussi de pleurer (thématique présentée sans filtre sur le titre DON’T CRY MY LOVE, lequel fera verser quelques larmes dans le public). 

RILÈS @ BERCY – ©️ lou_bet

Plus de vingt-quatre titres au total, un final d’apothéose sur THANK GOD après une montée sur une plateforme à plus d’une vingtaine de mètres de haut, les lumières s’éteignent.

Troisième performance inattendue… Rilès offre sa tenue au public !

Les premières personnes quittent l’Accor Hotels Arena, peut-être un peu rapidement. Les écrans se rallument : « Veuillez rester à votre place ». Une vitrine descend du ciel au centre de la salle, un compteur de 30 minutes se lance. Rilès revient, se positionne et ne bougera plus pendant tout ce temps. Le public est alors invité à prendre la paire de ciseaux présente dans cette cage de verre et de découper un fragment de la tenue du chanteur – un clin d’oeil à l’oeuvre Cut Piece de Yoko Ono.

RILÈS @ AccorHotels Arena – ©️ lou_bet

C’est alors que la troisième performance de Rilès démarre, sous les yeux ébahis d’un public au coeur de l’expérience.

@brutofficiel

Nouvelle performance artistique de Rilès qui invite ses fans à couper ses vêtements et ses cheveux sur scène avec un ciseau en libre-service.

♬ son original – Brut.

Si la plupart des personnes ont respecté la règle devant un chanteur impassible avec qui il n’était pas autorisé d’interagir, d’autres ont testé les limites du moment : le bandeau de Rilès désormais coupé et saisi, une autre personne lui coupera une mèche de cheveux, sous les huées du public. Puis un deuxième. Un autre, au contraire, mettra sa veste autour de la taille de l’artiste en boxer.

Le 13 février, après que de nombreux commentaires aient fusé sur les réseaux sociaux concernant ses cheveux, Rilès revient en story sur ce moment :

« Please don’t put the on blame the people who cut my hair. When I step into a performance, I take full responsibility for whatever happens; it’s also a social experiment, and I accept it entirely. I wanted to cut my hair for a while anyway, guess i gotta finish the work now »

(Ne vous en prenez pas à ceux qui ont coupé mes cheveux. Quand je me lance dans une performance, je prends la responsabilité de tout ce qui pourrait se passer : c’est aussi une expérience sociale que j’accepte entièrement. Je voulais couper mes cheveux depuis un moment, je pense que je vais finir le travail)

Une expérience forte et marquante qui pose les questions « jusqu’où peut-on prendre de l’artiste ? », « retiendrons-nous l’oeuvre musicale, ou l’oeuvre unique présentée ce soir ? ». Ce fut aussi l’occasion de présenter le titre I Don’t Hanna Lose You, sorti sur les plateformes le 13 février 2026 à minuit et joué en boucle durant toute la performance.

La tournée des Arenas est peut-être finie, mais la tournée des festivals continue pour lui, avec des dates à l’Aluna Festival, Beauregard, La Nuit de l’Erdre ou encore Musilac.

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