Le 22 octobre, l’enfant du Loir-et-Cher posera son « Marcel Tour » dans la plus grande salle de sa carrière, le Zénith de Paris. Pour cette étape, le rappeur de 28 ans arrive avec un album, un court métrage et un EP de remix.

Un gamin de Saint-Laurent-Nouan

Wallace Cleaver a grandi à Saint-Laurent-Nouan, une petite commune du Loir-et-Cher, à l’ombre de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux. Entre des parents divorcés, deux sœurs et des grands-parents très présents, il se décrit comme un adolescent solitaire aux rêves de rap. Il a mis du temps à se sentir légitime dans un genre qu’il associait aux cités et au béton, lui qui écoutait Booba, Kaaris ou Niro sans partager leur quotidien.

Ses allers-retours entre Paris, où il étudie à la Sorbonne, et sa campagne lui ont fait changer d’avis. Pauvreté, familles qui se déchirent, solidarité du groupe : il y retrouve les mêmes réalités qu’en banlieue. Seul le décor change. Il a fini par poser sa propre voix sur le rap français, avec des textes introspectifs sur l’enfant de province parti conquérir la capitale. Ses débuts se font avec l’EP « 98 », avant la création de son label, BORO, puis l’album « Merci », en 2024. Ce dernier était accompagné d’un court métrage projeté au cinéma, signé du collectif SangFroid.

« Marcel », l’album du deuil et de la reconstruction

« Marcel » porte le prénom de son grand-père paternel, paysan du Loir-et-Cher mort à 94 ans après une vie de labeur. L’album, de quinze titres, est le plus intime du rappeur. Il y parle de ses doutes, de ses cicatrices et de sa famille, dont les voix féminines occupent une place centrale : sa grand-mère, et sa nièce de huit mois, dont les babillages ouvrent le disque. Les singles « Incendie », « Pasçalavie » et « Cassé c’est cassé » en donnent le ton, entre pop et rap dur.

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Sa pochette montre une maison en flammes, celle du grand-père, et le rappeur tenant sa nièce dans ses bras. Pour lui, la mort de Marcel a fait s’effondrer les fondations de toute une famille, et il s’agit désormais de se tourner vers l’avenir. Au printemps, il avait lancé l’album par des concerts sauvages et gratuits, perché sur la remorque d’un camion dans plusieurs grandes villes, comme à Toulouse, devant Le Bikini. Il y vendait aussi ses vinyles et invitait ses fans à écrire une lettre qu’il leur renverrait un an plus tard.

« Rework » : le film et l’EP

Le 29 septembre, Wallace Cleaver a prolongé l’aventure avec « Rework », un court métrage de 35 minutes qui mêle live session et fiction, disponible sur YouTube. L’EP qui l’accompagne reprend quatre morceaux de « Marcel » et un de « Merci », entièrement revisités avec le producteur Superpoze. Il comprend aussi deux titres inédits. Sony Music y voit la preuve qu’il n’est « pas comme les autres » et qu’il aime offrir à ses fans des expériences singulières. Le jeudi 22 octobre à 20h, le Zénith de Paris La Villette sera l’étape phare du Marcel Tour.

Informations et billetterie : https://wallacecleaver.fr/pages/marcel-tour