Difficile de choisir sur cette édition 2026 tant Rock En Seine a frappé fort. La programmation est dense, ambitieuse, presque cruelle quand il faut trancher. Après moults débats et quelques petits déchirements du cœur, on a fini par se décider sur nos différents coups de coeurs.
Les trois headliners qu’on adore
Pour commencer, on a décidé de placer Turnstile sur le podium. Oui, oui, vous ne rêvez pas. Turnstile en headliner. Pourquoi ? Tout simplement parce que Never Enough… et tout ce qui s’en est suivi. On les avait découverts en ouverture de Rock En Seine en 2023 à 15h. Depuis, leur ascension est fulgurante. En 2025, ils ont littéralement retourné la Warzone du Hellfest, offrant un concert déjà entré dans la légende. Quelques mois plus tard, ils sold out le Zénith de Paris, transformant la fosse en moshpit géant. Turnstile, c’est une détonation dans la scène rock, métal et hardcore. Pour nous, ils ont largement l’envergure d’une tête d’affiche en 2026.
Vient le tour de Deftones. Là, on ne va pas se mentir… Turnstile va devoir partager l’affiche avec les rois des années 90-2000. Deftones, c’est une carrière légendaire, des tournées avec les plus grands, des albums cultes et cette capacité rare à mêler violence et sensualité dans un même riff. On se réjouit déjà à l’idée de pogoter dans la fosse de Rock En Seine sur leurs classiques, porté par la voix toujours aussi magnétique de Chino Moreno.

Pour la troisième tête d’affiche, on a longtemps hésité, puis on s’est dit qu’il fallait arrêter de réfléchir et simplement écrire leur nom : The Cure. Parce que The Cure, c’est The Cure. Près de quarante ans de carrière, des tubes à n’en plus finir, une identité musicale qui a façonné le rock et toute une esthétique devenue culte. Voir Robert Smith et sa bande revenir à Rock En Seine, c’est la promesse d’un moment suspendu, entre nostalgie et mélancolie.
Si on devait retenir que deux middle
Cruel exercice. Un groupe de moins à sélectionner, et ça se resserre sérieusement. Les middle dans un festival, c’est probablement ce qui nous excite le plus. Oui, la tête d’affiche, c’est le plat principal. Mais sans des artistes solides en milieu de soirée, la magie n’opère pas de la même façon.
Cette année encore, Rock En Seine aligne une quantité impressionnante de groupes qu’on adore. Mais puisqu’il faut choisir, on commence par Franz Ferdinand. Habitués des festivals français depuis plus de vingt ans, ils savent exactement comment faire monter la température. Les fosses explosent dès que la guitare de Take Me Out retentit, sautent à l’unisson sur The Dark of the Matinée et se déchaînent sur la rythmique de Jacqueline. Franz Ferdinand, c’est l’assurance d’un moment fédérateur, où tout le monde chante. On révise déjà les paroles de notre côté !
Autre groupe qu’on voulait absolument citer : Interpol. Ils auraient presque pu figurer dans les headliners tant leur discographie est culte. Si on insiste pour les mettre ici, c’est aussi pour souligner la cohérence de la soirée du dimanche. Une programmation qui garde une vraie ligne directrice tout en restant éclectique. Interpol, c’est cette élégance sombre, ces lignes de basse hypnotiques et cette intensité contenue qui transforment un concert en expérience à part entière.
La pépite à ne surtout pas louper
Choisir une seule pépite dans une programmation comme celle-ci, c’est presque injuste. Rock En Seine a toujours eu le flair pour dénicher les groupes qui exploseront quelques années plus tard. On l’a vu avec Turnstile, on aurait pu le dire aussi de The Reytons…
Pour 2026, notre radar s’est arrêté sur les punks de Brighton : Lambrini Girls. Si vous ne les connaissez pas encore, préparez-vous à une claque. Une vraie. Leur énergie est débordante, frontale, sans filtre. Des morceaux comme Cuntology 101 ou Big Dick Energy posent immédiatement le décor : un punk engagé, féministe, explosif. Habituées des wall of death massifs et des slams, elles transforment chaque fosse de concert en champ de bataille.
Clairement, elles ont toute leur place au cœur d’une soirée aussi intense que celle portée par Deftones et Turnstile.
Attention, il reste des billets mais ça part vite !
Photos de couverture de Louis Comar

