Photo de couverture : © Lilian Ginet
LE festival des professionnel·les de l’industrie musicale, mais aussi de toutes les découvertes artistiques, est de retour dans les plus belles salles de Pigalle (Paris), du 16 au 18 octobre 2026. On vous raconte ce qu’est le MaMA, et qui découvrir cette année.
Le MaMA, c’est quoi ?
Si chaque année la programmation du MaMA parle aux plus curieux des auditeurs, pour le grand public, il s’agit là de découvertes. Rétrospectivement, ce festival est l’occasion pour beaucoup d’artistes de se présenter devant de nouveaux publics, mais aussi devant les programmateurs des plus grands festivals français et les organisateurs de spectacles du pays.
Car avant la musique, le MaMA est également une convention réunissant la plupart des professionnelles et professionnels de l’industrie musicale. En clair, les producteurs de festivals, organisateurs de concerts, solutions billetterie ou autres entreprises du secteurs se donnent rendez-vous pour trois jours d’échanges et de fête.
Il suffit de regarder la programmation d’une précédente édition, par exemple, 2019. Cette année-là, entre les salles du Bus Palladium, de la Cigale, des Trois Baudets ou du Backstage By The Mill, toutes des salles à Paris, jouaient certaines de nos têtes d’affiche actuelles. Commençons par Hervé, présent ces dernières années à de nombreux rendez-vous tels que Musilac ou le Cabaret Vert, ou Yseult qui a tout simplement joué lors de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques, avant de passer quelques semaines plus tard sur le plateau de Jimmy Fallon. En 2018, Boris Brejcha, Silly Boy Blue et Irène Drésel montaient sur scène. Sans parler de Angèle, au Bus Palladium un an plus tôt devant une poignée de spectateurs, pour la plupart, des professionnels.
Bagarre, Julien Granel, sont d’autres des découvertes qui ont pu être faites au MaMA, dans l’intimité de salles aux capacités dépassant rarement le millier de personnes. Un plaisir, et des souvenirs difficiles à recréer tant les réputations de ces artistes sont désormais grandes.

Qui découvrir en 2026 ?
La programmation de cette année promet, comme à son habitude, quelques belles surprises. Haze Musazi, qui avait remporté le tremplin Zebrock en 2025, a pu se produire à la Fête de l’Humanité de la même année. Elle sera présente cette année au MaMA, signe d’une ascension réelle. Montemarco, avec sa sensibilité et sa pop à la française, a tout pour transporter les coeurs.
De son côté, Louisadonna fait partie de ces artistes pop à l’empreinte musicale particulière, touchante et engagée. Déjà responsable d’un grand nombre de collaborations, elle devrait très probablement rejoindre les programmations de nombreux festivals après cette édition du MaMA. Dans un autre genre mais avec la même idée, Gervaise suit les traces de Fishback et de la chanson française électro des années 80 qui fait du bien à écouter.
Dans un autre registre qui pour le coup peut faire penser à Ditter ou à Bonne Nuit tout en s’imprégnant des génies de l’électro Boyz Noise ou SebastiAn, Carmen Sea a largement de quoi échauffer les publics à la nuit tombée du mercredi 14 octobre.
Mais le mieux, c’est vraiment d’écouter, un à un, les artistes qui composent la programmation du MaMA cette année. On est gentils, on vous met directement le lien de la playlist Spotify. Et pour celles et ceux qui sont déjà convaincus, il reste des billets pour la partie musique (aussi pour la partie convention !) : c’est par ici.
