Cette année 2027 commence difficilement pour les festivals. Canicule, orages… Le week-end des 27 et 28 juin a été marqué par l’annulation d’événements tels que Solidays, Retro C Trop, Garorock et malheureusement bien d’autres. Comme le dit Luc Barruet, président-fondateur de Solidarité Sida et de Solidays : « C’est dans les moments durs qu’il faut se serrer les coudes. » Très vite, les premiers artistes montent au créneau. L’annonce tombe : Last Train sera en concert au Point Éphémère à Paris et reversera les bénéfices de la date à Solidays. Retour sur cette soirée.

Il est 20h40 quand la lumière s’éteint au Point Éphémère. Luc Barruet monte sur scène et prend la parole. « Solidays représente 70 % du budget de l’association. Solidarité Sida, ce sont des programmes dans 21 pays à travers le monde, et sans Solidays, tout est remis en question. » La salle mesure la gravité de la situation. Luc prend quelques minutes pour remercier le public d’être présent et le groupe de jouer le jeu ce soir.
La lumière s’éteint de nouveau, Last Train monte sur scène et attaque avec « Leaving You Now », morceau extrait de leur premier EP sorti en 2015. La température monte d’un premier cran, la salle est en ébullition. Deuxième morceau : « Cold Fever », lui aussi extrait de leur premier EP sorti en 2015. La salle explose littéralement, le public se met à pogoter et, au Point Éphémère, quand ça pogote, toute la fosse s’embrase. Jean-Noël prend la parole, remercie les gens d’être là et explique tout de suite que, pour ce concert un peu particulier, la poignée de chanceux présents ce soir aura droit à une setlist sur mesure, avec des morceaux très peu joués en live, ce qui explique ce début de concert.

Les morceaux s’enchaînent, l’ambiance ne cesse de monter dans la salle et le public est en transe. Le concert est ponctué par les classiques du groupe et des moments très intenses en émotion, comme « On Our Knees ». Le chanteur de Last Train prend une minute pour rappeler que leur premier concert à Paris avait eu lieu ici, au Point Éphémère, en 2014. La soirée est donc très particulière pour eux, en plus du contexte d’annulation de Solidays, un festival qui les avait programmés dès 2017. Jean-Noël rappelle également que si quelqu’un ne se sent pas bien pendant le concert, il ne faut pas hésiter à faire un signe et qu’ils prendront le temps nécessaire avant de reprendre le show. Il faut dire que ce soir, il fait particulièrement chaud dans la salle et le public est bouillant : ça pousse de partout dans la fosse.

Le public prend le temps de respirer quelques instants avec deux morceaux plus posés au piano, dont « Disappointed ». C’est l’heure du rappel. Le groupe revient avec « Home », qui ouvre leur album. Le public repart de plus belle avant d’exploser littéralement sur « Way Out ». La fosse jump, pogote, des gens slamment, et Jean-Noël descend au cœur de cette fosse brûlante pour pogoter, guitare en main, avec son public. Tradition oblige, c’est sur « The Big Picture » que le groupe conclut ce concert. La lumière se rallume : plus d’1h40 de concert, et le public a du mal à réaliser ce qui vient de se passer. Cette date était unique, intense, et dans quelques années, seule une poignée de personnes pourra dire : « J’étais là ce soir-là. »
On rappelle qu’il est toujours possible de soutenir Solidarité Sida et Solidays, notamment en faisant un don sur le site web du festival ou en achetant du merchandising.
