Coup de grâce, Miles Kane enflamme le Trianon

- Advertisement -

Dernière date de tournée pour Miles Kane qui bouclait vendredi 20 mars au Trianon.

Avant même que Miles Kane pose un pied sur scène, le Trianon était déjà en feu. Vingt minutes d’interlude à fond sur la sono avec du Strokes, de l’Oasis et la fosse qui chante à tue-tête sans qu’on lui demande. L’entrée en matière est posée : ce soir, on est entre initiés. Quand il débarque enfin, Sing a Song to Love en ouverture, le ton est donné. Rearrange et Troubled Son confirment ce qu’on savait déjà, Miles Kane a ce truc rare, cette façon de tenir une scène comme si chaque concert était potentiellement le dernier. D’ailleurs, il le dit lui-même : c’est la dernière date de la tournée. La salle le prend comme un privilège.

Mais soyons honnêtes. Le milieu de set peine à faire décoller la fosse. Ses récents morceaux sont plus posés, plus intimes, et ils sonnent bien en live. Sauf qu’entre Sunlight in the Shadows et Blue Skies, la fièvre retombe un peu. Le public écoute, mais il manque encore cette petite étincelle. Inhaler tente de rallumer la flamme. C’est Coup de Grâce un peu plus tard dans le set qui change tout : on sent la salle se réveiller, se rappeler pourquoi elle est là. Quand Don’t Forget Who You Are démarre, c’est l’explosion. La fosse, qui n’attendait que ça, se met enfin à pogoter. Come Closer en rappel retourne littéralement Le Trianon.

On ressort du Trianon heureux. Forcément, Miles Kane reste une bête de scène, et ce genre de soirée ne se refuse pas. Mais le concert a aussi mis le doigt sur quelque chose : ses premiers tubes ont beau dater, ils restent les vrais moteurs de la setlist. Ce sont eux qui font lever les bras. Ce sont eux qu’on repart en fredonnant dans le métro.

- Publicité -

Articles connexes

- Publicité -