On parle de Paléo comme du festival qui réunit certains des meilleurs artistes francophones et internationaux. Entre le Sziget et la Fête de l’Huma, ce festival a une magie supplémentaire : le Village du Monde, un lieu vraiment pas comme les autres.
Photo de couverture : Hindarfjäll, Paléo Festival Nyon 2026 – © Lucie Gertsch
Chaque année, une zone du monde à l’honneur
Le Village du Monde de Paléo n’a rien à voir avec d’autres villages du monde, comme par exemple celui de la Fête de l’Humanité. À Brétigny, beaucoup de pays sont représentés à travers des stands, des conférences, des échanges, sans limitation de nationalité et en relation avec de nombreux enjeux géopolitiques actuels. Paléo se limite, chaque année, à une poignée de pays. Ainsi, une zone entière du festival est créée pour rendre hommage à une culture précise, sans jamais entrer dans l’appropriation culturelle.
Prenons un exemple : cinq tentes orangées prenaient place en 2025 pour célébrer les cultures maghrébines, comme pour créer un écrin représentatif du Sahara. Les portes d’entrées représentaient des médinas. Un magnifique cadre pour accéder à une zone unique et changeante chaque année. Bien sûr, les stands de restauration de ce lieu font honneur à la culture : il était alors possible de manger des plats de Tunis, boire un bon thé à la menthe ou encore un délicieux couscous. Musicalement, Acid Arab avec Sofiane Saïdi, ElGrandeToto ou encore Aïta mon Amour.

La scandinavie en 2026
La magie opère alors plus que jamais en 2026. Arrivés dans le Village du Monde inédit, la présence d’une certaine marque très connue – pour ne pas citer IKEA, se sent particulièrement. De grandes maisons de couleurs, habitées du mobilier de la célèbre marque suédoise, se dressent sur une plateforme entourée par un petit lac artificiel et des sapins de bois. Scandinavie, tu es mise à l’honneur cette année.
Outre la douce odeur de saumon grillé et la possibilité de déguster de délicieux cinammon rolls, qu’il est agréable de se promener dans cette Scandinavie fantasmée, au son d’artistes représentant leurs pays (la Norvège, la Suède, la Finlande, le Danemark). La scène Dôme, véritable lieu de découvertes culturelles, nous fait oublier quelques instants la chaleur estivale pour profiter des fjords.
Une programmation unique
Évidemment, l’émotion l’emporte avec la présence d’Ásgeir, véritable bijou de la musique islandaise. A mi-chemin entre James Blake, Kaléo et Sigúr Ros, Ásgeir en format trio nous emmène loin dans la majie du folk. Quelques heures plus tard, il reviendra jouer à l’Escale, un petit bar du village, pour une session unique et intimiste devant quelques fans ayant décidé de ne pas se compacter devant The Cure.

Pour les premiers (et futurs fans), Ásgeir sera de passage par les terres françaises pour une Maroquinerie le 18 septembre, le lendemain au Big Band Café de Hérouville Saint-Clair, et le 20 septembre au Transbordeur de Lyon. Les dates et billets à retrouver ici !
Plus tard Eivør envoute le public du Dôme avec sa folk et sa voix gutturale particulièrement puissante. Une découverte, qui n’en est pas une pour de nombreuses personnes déjà présentes. Pour preuve, cette dernière sera à l’Olympia dans le cadre d’une tournée internationale. À ne pas rater !
Autre moment suspendu, jeudi 23 Juillet : Antti Paalanen embarque un public convaincu, avec son harmonica et des rythmes prenants. Finaliste du concours finlandais pour la sélection de l’Eurovision, Antti n’a besoin de personne sur scène pour créer une ambiance puissante, parmi les plus marquantes de cette édition de Paléo. Le public applaudit, suit le mouvement, reprend des titres qu’il ne comprend pas – quasiment tous en finlandais.

Où Paléo nous emmènera t-il en 2027 ?
Après le Sud de l’Europe, les Balkans, le Maghreb et cette année la Scandinavie, où le Village du Monde posera t-il ses valises en 2027 ? La question peut déjà se poser tant de nombreuses zones ont déjà été couvertes. Une théorie peut être autour de l’Australie, relativement peu présente depuis vingt ans que le Village du Monde existe. Les terres océaniques ont tant à offrir… Musicalement pour les cinquante ans de Paléo ?
