Rencontre avec Franz Ferdinand à La Magnifique Society !

Comme annoncé sur nos réseaux sociaux (Facebook, Instagram), nous avons eu l’opportunité d’interviewer le mythique groupe de rock britannique Franz Ferdinand ! C’était le 14 juin dernier au Parc de Champagne à Reims. Nous te laissons sans plus attendre avec la retranscription de notre échange avec eux.

 

Esprit Festivalier : Etes-vous déjà venus à Reims où c’est votre première fois ici ?

Franz Ferdinand : On est déjà venus, mais je ne me souviens plus quand. En tout cas c’est le première fois pour ce festival.

 

EF : Que pensez-vous du festival ?

FF : Le site du festival est vraiment magnifique. Je vais insister pour que chaque festival ai son propre jardin de plantes vertes ! Il y a de la verveine et j’adore ça, mais on n’en trouve jamais en Angleterre. Je vais en piquer pour pouvoir me faire des infusions plus tard, ça va être le meilleur moment de ma journée.

 

EF : Et vous aimez bien la France ?

FF : On adore venir jouer en France. Vous savez vraiment faire des festivals. Il y a un choix très large, des tailles différentes. Certains sont en ville et d’autres plus dans la campagne. En France, vous semblez comprendre ce qui fait qu’un festival est bien. Les programmations sur superbes aussi ! Il y a ce groupe, Shaka Ponk, qu’on voit toujours en festival. Ils sont cools !

 



EF : Quels sont vos artistes préférés ce soir ?

FF : Fat White Family et Die Antwoord. Ils sont presque aussi bons que nous [rires]. Il y avait Christine And The Queens qui jouait hier : Elle est sympa, mais je comprends pas pourquoi les gens aiment ce qu’elle fait. Je trouve ça ennuyeux. Elle a de super musiciens et de très bon goûts musicaux, je sais que les gens l’aiment beaucoup, je dois juste être trop bête pour la comprendre. Ma mère l’aime bien par contre !

 

EF : Vous pensez quoi de l’ambiance du festival ?

FF : C’est cool ! Pour l’instant il n’y a pas grand monde, donc je ne peux pas trop dire. L’atmosphère de ce lieu est tellement bien que ça va être dommage quand les gens vont commencer à faire du bruit [rires]. Je me demande bien comment ce serait un festival silencieux. Ce serait sympa aussi, comme si il était organisé par des moines ; un festival de méditation.

 

EF : Vous restez seulement pour la journée ?

FF : Malheureusement, oui. On doit partir après le concert ce soir pour aller jusqu’au Mans [pour Les 24h du Mans, NDLR]. Ça va être une ambiance complètement différente. C’est calme ici, avec l’odeur de la campagne et du jardin. Comme ils font des courses de voitures, j’espère que là-bas ça ne sentira pas le pétrole.

 



EF : Vous vous sentez comment avant votre concert ?

FF : Terrifiés. Tout le temps, je ressens une peur terrible. Des fois, c’est dur de faire le trajet des loges jusqu’à la scène, mais dès que le concert commence, c’est comme si je n’avais jamais eu peur. Vous avez déjà joué dans un groupe, vous ?

 

EF : Non, jamais.

FF : Vous avez peut-être déjà parlé en public ? Vous devez savoir à quel point ça peut être effrayant. Est-ce que ça vous rend nerveuse ? Imaginez ça, puis multipliez le par le nombre de personnes qu’il y a, et puis doublez-le !

 

EF : C’est quoi votre festival préféré ?

FF : Celui-ci ! [rires]. J’aime beaucoup Glastonbury. Il y a une différence entre les festivals, beaucoup divertissent mais il n’y en a pas tant que ça où on ressent réellement la musique et avec Glastonbury ils arrivent à faire ça. Il y avait aussi ce super festival en Ecosse, T in the Park, mais ça s’est arrêté. L’ambiance générale était superbe, les gens étaient sympas, c’est probablement à ce festival que j’irais pour me poser avec des amis et m’amuser. L’ambiance semble familiale. Les gens étaient tellement chaleureux. C’est vraiment un festival sympa, il me manque beaucoup.

 



EF : Vous avez des histoires atypiques en festivals à nous raconter ?

FF : Justement, à T in the Park ! On y a joué en 2004 quand notre première album est sorti. Ça faisait quelques mois qu’on n’avait pas joué, et à ce moment-là on jouait dans des petites salles devant quelques centaines de personnes. Mais quand on s’est retrouvés sur la scène de ce festival, on s’est retrouvés face à un champ rempli de gens, on avait l’impression qu’ils étaient un million ! Et puis ils étaient tous saouls comme c’était en Ecosse [rires] et ils chantaient nos chansons en sautant partout. Je me souviendrais de ce moment sur mon lit de mort, qui je l’espère sera pas d’ici 70 autres années !

 

Merci encore à La Magnifique Society et à Franz Ferdinand de nous avoir accordé cette interview.

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