Vendredi 13 février 2026. Pendant que les Victoires de la Musique célébraient la diversité musicale, l’Olympia accueillait un duo rare sur les scènes, Scratch Massive. Un moment hors du temps qui rappelle que le duo est pourtant bien implanté dans le paysage musical français et international.
Ils connaissent tout le monde
Formé dès le début des années 2000, Scratch Massive a collaboré avec les plus grands, notamment avec Jimmy Somerville sur le titre Take Me There’, rien que ça. Sur cet Olympia, trois invitées de marque ayant collaboré avec le duo électronique sont présentes : Yelle, Silly Boy Blue, Jeanne Added, annoncées bien en amont, offrent des moments suspendus à certains des morceaux les plus emblématiques du groupe. Le tout, sans parler des remix de Scratch Massive, comme Réparer le Monde, de Clara Ysé et Léonie Pernet.
Ils traversent les générations musicales
Ce concert est la preuve que Scratch Massive peut tout faire tout en gardant une identité musicale propre. Malgré les années, le duo maintient une signature et une régularité dans leurs propositions musicales, sans jamais faire deux fois la même chose. Des BPM souvent lents, mais une intensité profonde à chaque mesure. Si le concert commence de manière relativement calme sur une scène volontairement réduite à un rideau de paillettes, il s’intensifie à chaque morceau pour nous transporter dans leur monde.
Un son bien à eux, des sonorités multiples
En écoutant ce concert et leurs titres sur les plateformes, difficile de ne pas entendre d’autres artistes très différents les uns des autres. De CHVRCHES à Rone en passant par Kompromat et Gesaffelstein et même Vendredi sur Mer, le son de Scratch Massive passe par toutes les étapes de la musique électronique. Le tout, en gardant une signature musicale propre, reconnaissable grâce à ce tempo lent, un piano très souvent présent et une voix presque féérique plus vue comme un instrument que comme un texte à chanter.
Sur les scènes des festivals, ce serait évident
Scratch Massive, bien que présents sur la scène musicale depuis près de trente ans, ont rarement été annoncés dans les festivals de France, malgré des dates au festival Panoramas et à Art Rock en 2025. Et pourtant, comment ne pas imaginer une Korner de Musilac à 2h du matin, un Domino à Solidays au lever du soleil, la scène Graal des Vieilles Charrues en début de soirée ? Avec le rideau de paillettes présent en fond de scène et entourant les artistes et ces sons prenants pendant près de deux heures, le combo serait gagnant pour de nombreux rendez-vous.
