Elektric Park : Une 10ème édition parfaitement orchestrée

Début Septembre se déroulait en banlieue parisienne la 10ème édition de l’Elektric Park. A travers notre récap de l’évènement, découvrez les 5 bonnes raisons de venir l’année prochaine arpenter les allées de l’ile des impressionnistes et de se trémousser au son d’une musique aussi variée que de qualité.

 

Le cadre 

Havre de paix des peintres du mouvement pictural du même nom, l’Ile des impressionnistes se situe sur la seine au niveau de la commune de Chatou dans les Yvelines à une trentaine de minutes du centre de Paris en RER. C’est un endroit absolument fabuleux constitué d’une multitude de clairière laissant, notamment au cours des dernières heures de l’après-midi, filtrer les rayons du soleil offrant une luminosité et une ambiance somptueuse. Il est rare dans un festival de pouvoir chiller adosser à des arbres tout en ayant une vue directe sur la scène et les artistes en train de jouer. Le cadre est donc l’un des principaux points fort de ce festival et cela depuis sa création étant donné que toutes les éditions se sont déroulées à cet endroit. 

 

 

La programmation

Un autre gros point fort des dix ans du festival a clairement été la qualité et la variété de sa programmation ! La majorité des grands styles musicaux qui composent le spectre de la musique électronique était représentés : Electro, EDM, Psy-Trance, House, Techno, Bass Music et évidemment Hard Music. Peu importe la scène où on se trouvait ne nous nous sommes pas ennuyés une seule fois, et les festivaliers avec qui nous avons pu discuter nous l’ont confirmé. Dès 15h la Red Stage était pleine à craquer pour l’arrivée de Mandragora tandis que les français d’Hilight Tribe avaient littéralement enflammé la Green Stage. Seul petit bémol concernant la Red Stage : sa disposition et le volume sonore qui dans la première partie de la journée était bien trop faible. Nous pouvions discuter distinctement à une vingtaine de mètres dans l’axe de la scène tandis que Shiva Style raisonnait.

 

Mandragora (© Elvenn Bougeard)

 

Concernant les autres scènes, gros coup de cœur pour la Green Stage qui elle non plus n’a pas tardé à se remplir à partir du B2B entre Sara Zinger et Mila Dietrich jusqu’à être complètement pleine pour Oxia, Boris Brejcha et dans une moindre mesure pour Jacidorex et Dima Aka Vitalic. Tout au long de la journée la qualité des sets nous a vraiment impressionné et les festivaliers ne s’y sont pas trompés. Il régnait une vibe assez incroyable sur cette scène notamment au moment où les rayons du soleil baignaient la scène à travers les arbres lorsqu’Oxia a joué son cultissime Domino

 


Green Stage (© Elvenn Bougeard)

 

La Yellow Stage, scène principale du festival n’était pas en reste non plus puisque durant toute l’après-midi nous y avons constaté de véritables scènes de joies, entrecoupés par les lancés de poudre colorée et les prises de parole de DJs, visiblement tous ravis d’être là. Dans un style plus électro que la Green Stage, la Yellow stage a vu se succéder Damien N-Drix, Sam Feldt dans un format live, Joachim Garraud le patron historique du festival ainsi que What So Not. Tous ont mis une sacré ambiance sur la scène, ça sautait, ça criait ! En résumé des images qui font vraiment plaisir à voir. 

 

Yellow Stage vue de la fosse (© Elvenn Bougeard)

 

La suite de la soirée sur la Yellow Stage était une véritable prise de risque de la part des organisateurs car les trois dernières têtes d’affiches à jouer provenaient de styles musicaux bien plus « underground » que ce que le festival avait l’habitude de proposer. Ce fut le trio Hollandais Noisia qui ouvra tout d’abord le bal avec sa drum and bass mentale et puissante. Nous devons bien avouer qu’au début du set le public était assez circonspect par rapport à ce qu’il était en train d’écouter mais très rapidement tout le monde commença à se laisser prendre par le rythme endiablé de la D&B. Arriva ensuite Vini Vici le célèbre duo israélien de psytrance derrières des titres comme Great Spirit et du remix de Free Tibet d’Hilight Tribe. Là foule était littéralement conquise et chauffée à blanc pendant ce set et l’ambiance était tout bonnement incroyable. Après cette aparté Psy-Trance ce fut au tour des français Dirtyphonics de prendre place sur la scène principale pour clore cette journée. Et que dire à part WOUAH ! La puissance qui s’est abattue sur la Yellow Stage a dû en surprendre plus d’un mais quel plaisir de les retrouver sur la scène principale d’un festival français.

 


Show Lumineux Nocturne de la Yellow Stage (© Elvenn Bougeard)

 

En parallèle des scènes « classiques » du festival, une nouveauté a fait une apparition remarquée cette année : c’est la Black Stage by Pioneer Pro & Tribudenuit. Constitué de palettes en bois et sonorisés par la marque elle-même ; cette scène un peu plus intimiste que les autres n’a pas désemplie de la journée.  Aux platines se sont succédé notamment les membres de l’équipe Pioneer DJ France qui écument chaque année les festivals pour faire découvrir la pratique du DJing au plus grand nombre. Cette année c’était donc l’occasion de les voir jouer sur leur propre scène.
Ce fut une très belle réussite et nous espérons que les différents acteurs impliqués réitèreront l’expérience l’année prochaine et éventuellement dans d’autres festivals. 

 

L’organisation  

Un des points les plus importants pour profiter d’un festival dans des bonnes conditions c’est son organisation. Et là aussi on doit tirer notre chapeau aux équipes derrière l’Elektric Park car tout était quasiment parfait. Très peu d’attente à l’entrée du festival, au niveau des bars et pour recharger son cashless. C’est un point à vraiment souligner car cela peut vite parasiter l’expérience de festivalier que de faire 30 minutes ou une heure de queue. Mais il n’en a rien été. Du point de vue de la sécurité aussi c’était parfait. A noter cependant quelques débuts de bagarres à la fin du festival mais rien de véritablement grave et problématique. Si on devait émettre une critique vis-à-vis de l’organisation cela concernerait la disposition de la Red Stage et le manque de sanitaires qui a pu se faire ressentir à certains moments. 

 

L’ambiance 

Sur n’importe laquelle des scènes où nous sommes allés nous avons trouvés des festivaliers heureux d’être là, dansant et chantant à la moindre occasion dans la bonne humeur et dans la camaraderie. Alors que certaines éditions de ce festival avaient été marquées par des dérives et des excès en tout genre, cette année nous n’avons pas constaté de situations de ce type malgré le jeune âge de certains festivaliers. Ce fut un véritable plaisir que d’échanger et de partager des moments avec eux. 

 


(© Elvenn Bougeard)

 

Le contexte d’organisation   

Alors qu’il y’a seulement trois ans tout le monde prédisait la mort de ce festival, l’Elektric Park a su se réinventer. Des efforts considérables ont été fait et cela dans tous les domaines en prenant en compte les retours des festivaliers. C’est assez rare pour le souligner qu’un festival sur le déclin arrive à se reprendre en main de cette manière et à retrouver un second souffle. Il faut donc, en guise de conclusion, féliciter les organisateurs et leur travail acharné pour faire renaitre de ses cendres un des festivals les plus emblématiques de ces dix dernières années à Paris. Félicitations à Joachim Garraud ainsi qu’à toutes les personnes impliquées dans cette magnifique édition 2019 de l’Elektric Park.

 


Joachim Garraud (© Elvenn Bougeard)

 

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